Albert, retraité (?)

Publié le par AAP (Agence Alpasyrie Presse)

Le contexte politique belge actuel inquiète l'Alpasyrie, mais pas tant que ça non plus, car si la Fédération a évidemment une opinion diplomatique sur absolument tout, cette opinion n'est pas toujours pertinente ou tranchée, ce en quoi la Fédération libre ne se distingue guère des autres nations. Mais comme la Fédération n'a pas non plus pour objectif de se distinguer des autres nations, il n'y a donc aucun problème. Bref, revenons-en à nos Belges.

 

5331346 PhoDoc2 ver1 jpg 0KKRKG1XBeaucoup d'observateurs internationaux (des gens qui observent ce qui se passe entre les nations quoi) le notent, on n'a du mal à voir actuellement à quelle échéance la Belgique peut sortir de la crise institutionnelle qui la ronge depuis maintenant plusieurs décennies. La position alpasyriaque est de dire que la Belgique est un pays rigolo et que son maintien serait une bonne chose. Mais en même temps, si Flamands et Wallons ne peuvent plus se sentir, ça ne sert à rien et un divorce à l'amiable vaut mieux qu'un procès façon "Tribunal" (ancienne émission où des acteurs jouaient au tribunal, de glorieuse mémoire, et malheureusement disparue des écrans). Mais alors, que faire des gosses ?

 

La Belgique a plusieurs enfants. Outre son humour, ses frites, ses moules et sa bière, qu'il est facile de partager, que faire de Bruxelles et d'Albert ?

 

Bruxelles, bourgade brabançonne devenue par le fait de l'histoire capitale d'un royaume, et passée d'une majorité de locuteurs flamands à une majorité de francophones, peut-elle survivre comme un confetto (ben oui, il me semble que c'est le singulier de confetti) au milieu des terres flamandes ? Va-t-on voir s'ériger le "mur de Bruxelles" ? Peut-on en faire une ville libre européenne alors même que l'Union essaye de sauver le reste de ses institutions et n'a pas vocation à gérer une ville et ses habitants ? Pourtant, comme cette solution de ville libre semble la moins probable et facile, c'est cette hypothèse, en cas de scission de la Belgique, que l'Alpasyrie appuyera.

 

Mais alors, toujours en cas de divorce, que faire d'Albert ? Le roi des Belges ne peut pas vraiment devenir roi des Flamands ou roi des Wallons. Ou même roi des Bruxellois. En cas d'exil, l'Alpasyrie lui ouvre ses portes, surtout qu'il paraît qu'il est plutôt sympa. Car il faut bien voir que c'est toute une famille (une de plus en Belgique) qui perdrait son boulot. C'en est fini des photographies officielles, des inaugurations, des conseils royaux, et des réceptions d'hôtes étrangers. C'est le chômage technique qui pointe le bout de son nez, voire même la retraite (le mot est lâché).

 

Comme vous le constatez, l'Alpasyrie lance des idées mais ne donne pas de réponse. On n'est pas une Fédération libre pour rien, merde, chacun répond comme il veut.

 

L'Alpasyrie essaye néanmoins de décrypter qui tire les ficelles d'une séparation de la Flandre et de la Wallonie. La Flandre, assez puissante, pourrait accéder à l'indépendance. Pour la Wallonie, rien n'est moins sûr. Alors que faire ? Rattacher la Wallonie à la France est une solution que beaucoup de Français semblent approuver. L'Alpasyrie, de son côté, milite même pour une "redépartementalisation" de la Wallonie en rétablissant les noms napoléoniens. Vive le retour des départements de Sambre-et-Meuse, de l'Ourthe, de Jemmapes et autres ! 

 

En ce sens, à qui profite le crime ? Une seule réponse nous semble possible : TF1 est derrière cette affaire. En effet, alors que les sujets s'épuisent pour l'émission "Confessions intimes", la première chaîne française souhaiterait sans doute étendre son bassin de recrutement de candidats à l'humiliation (pour l'instant surtout limité aux départements de la région française du Nord-Pas-de-Calais) aux territoires francophones d'outre-Quiévrain. Une annexion de la Wallonie par la France semble la solution toute trouvée à ce problème endémolusque*.

 

Pendant ce temps, au palais de Laeken, Albert réfléchit. Le trône belge finira-t-il prochainement dans la section "arts décoratifs" d'un musée ? La diplomatie alpasyriaque continue à suivre pour vous les évolutions de ce dossier.

 

 

illustration : Albert II, roi des Belges

 

 

* "Endémolesque" et "endémolusque" sont tous deux acceptés en Alpasyrie. La rédaction rappelle que l'Alpasyrie ne se moque absolument pas des habitants du Nord-Pas-de-Calais et de Wallonie mais constate simplement la situation en ce qui concerne les émissions de merde de TF1. Elle sait aussi qu'elle peut compter sur l'humour de ces populations.

Publié dans Affaires étrangères

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