Monsieur Noir est un gros con. Mais vraiment un gros

Publié le par Alpasyr Meringensis

armure-cristal-et-plumes-copie-2.JPGChers amis et concitoyens, à dix jours des élections municipales en France, il est nécessaire de faire un point sur ce qui va se passer à proximité des territoires alpasyriaques. 

Je voulais notamment parler de la situation à la frontière de notre capitale historique, Phénix-le-Meringance. Ce territoire fédéral est entouré par une commune française du nom de M******-*********. C'est d'ailleurs le nom de cette commune qui a, par dérivation étymologique, donné le suffixe "-le-Meringance" à la capitale, Phénix. 

Depuis 1983, cette commune d'un peu plus de 300 habitants seulement est dirigé par celui que nous appelerons Monsieur Noir (non pas en raison de la couleur de son âme qui l'est vraiment, mais parce que c'est un équivalent de son nom). 

Je suis exaspéré, en tant que chancelier, de voir que les reportages télévisés sur les élections municipales dans les petites communes se cantonnent à une admiration béate et grossière des maires ruraux. "Ah nos bons maires de campagne, qui font un travail si exceptionnel ! Et personne ne veut se présenter et faire le boulot, alors il faut bien qu'il se représente une...5e ? 6e ? fois". On ne sait même plus combien. C'est une catastrophe pour la démocratie française. 

Certes, depuis la Révolution, la France n'a qu'une hâte : retrouver un régime féodal sous couvert d'un vocabulaire républicanisant. On se croirait revenu au temps de le République romaine qui n'avait de république que le nom mais portait en elle déjà toutes les caractéristiques de l'Empire auquel elle donnera naissance. 

Et l'exemple des maires ruraux est parlant à ce sujet. Des gens dévoués ? Il y en a sûrement dans le lot ("Y'en a des biens", dirait Didier Super). De bons maires ? Oui, j'en connais. Mais pour ces quelques exceptions, combien de dictateurs locaux, de seigneurs châtelains en leur mairie, de rois communaux et de princes régents doit-on supporter ? Trop. Monsieur Noir compte parmi eux, et s'il y avait une Association des Maires dictateurs ruraux, il en serait le président (à vie bien sûr). 

"Mais, direz-vous chers lecteurs à l'esprit vif, c'est de la faute de ceux qui votent pour lui. D'autres n'ont qu'à se présenter". C'est là qu'est l'erreur d'appréciation commise par les journalistes de télévision, si toutefois on peut encore nommer le travail que l'on voit en ce moment dans plusieurs domaines du "journalisme". Oui, car vouloir affronter Monsieur Noir dans une joute électorales tout ce qu'il devrait y avoir de plus normal, c'est exposer sa personne et ses colistiers à un pourrissage de vie pendant au moins un an. Et quand je dis ça, je ne parle pas juste de petites bassesses verbales, non ! Il s'agit bien là d'un travail de sape en profondeur destiné à créer aux individus des ennuis monstrueux en utilisant bien sûr les moyens procurés par la position de maire. 

Les maires ont, en France, un pouvoir bien trop important (c'est pour cela qu'il n'y en a pas en Alpasyrie). Surtout, dans les petites communes, beaucoup trop d'intérêts partisans sont en jeu au sein des conseils municipaux. Tout le monde se connaît dans le village. Impossible d'oeuvrer dans la bonne voie, il s'agit toujours de suivre aveuglément ce que dit le sacro-saint maire. C'est pourquoi, l'Alpasyrie soutient les conclusions du rapport de Michel Piron, député du Maine-et-Loire. 

Dans ce rapport (2006), l'auteur souligne avec clairvoyance le nombre trop important de municipalités en France. Ce découpage correspondait à une réalité qui est celle du XIXe siècle. Relancer les fusions de communes rurales initiées surtout dans les années 1970 serait une bonne chose, afin de créer des communes d'au moins 500 habitants, en maintenant dans les villages un administrateur, avec le titre de maire, qui serait un membre du conseil de la commune élargie. Cette solution aurait pour avantage de regrouper des habitants qui ne se connaissent pas forcément car ils habitent dans des localités différentes bien que proches. De plus, elle permettrait une mise en commun des moyens dans des villages où il y en a généralement peu, tout en maintenant la proximité de la présence de l'Etat. 

Mais que voulez-vous, les Français adorent aduler leurs maires, faire des courbettes, leur remettre des décorations, leur lécher les bottes, et en retour, les maires dictateurs aiment ça, forcément. 

Monsieur Noir a réçu l'ordre national du Mérite (sûrement du mérite d'insulter une partie de ses administrés), décerné par l'un de ses amis (un sénateur), et les Palmes académiques (un comble quand on pense que cette distinction est généralement remise au corps enseignant, et que Monsieur Noir néglige l'école locale et ne sait presque pas faire une phrase cohérente). 

Il serait long et inutile d'expliquer pourquoi, mais je n'ai pour Monsieur Noir que du mépris et finalement de la pitié. Je me résigne en pensant que tout cela finira bien par se retourner contre lui (et vu ce qu'il a fait subir, le jour où ça arrivera, il va morfler) ou qu'un jour, forcément, ben... il ne sera plus là (à moins que la nature ne change ses règles immémoriales pour lui). Et je ne dis pas seulement ça parce qu'il défigure la commune (pour laquelle j'ai une tendresse particulière) et méprise son patrimoine. 

Enfin, tant que ça ne touche pas l'Alpasyrie... C'est pour cela que Matthieu dit Matt avait été nommé au sein du CSLF Intendant à la surveillance démocratique aux abords de Phénix-le-Meringance. Mais à mon avis, impossible de voir autre chose que la réélection prochaine de Monsieur Noir. Avec une liste, s'il ne sort pas du premier coup, ça sera pour le second tour.

"La démocratie locale est morte, vive la démocratie locale"...

Publié dans Affaires étrangères

Commenter cet article

Alexandre 04/03/2008 12:17

Je viens d'apprendre qu'il a tellement mis ma commune dans la cave financièrement e réalisant des projets débiles que le conseil municipal a été obligé de contracter un emprunt pour liquider ses frais de gestion courante... Quelle honte.

Alexandre 04/03/2008 12:15

Antoine, je crois que tu as raison, ça serait une bonne chose d'en passer directement à l'échelon des communautés (de communes, d'agglomération ou urbaine).

J'ai vu le week-end dernier, en rentrant en Lorraine, tous les dictateurs voisins de Monsieur Noir ont décidé de se retirer, de ne pas se représenter et de laisser la place à d'autres, après avoir fait tous plusieurs (trop de) mandats. Le pauvre, il va s'ennuyer aux réunions communautaires, tous ses potes de beuvrie partent, il va rester tout seul et encore moins y comprendre qqch à ce qui est dit.

Antoine 04/03/2008 11:52

Pr un exposé exhaustif et corrosif du mouvement Tektonik, cf. Le blog du ministre de la Culture qui vient d'avoir 26 ans dimanche dernier....Ouh! Le vioc'!

Antoine 04/03/2008 11:50

Pour revenir au coeur du sujet, le rapport Attali tant décrié préconise de supprimer peu ou prou l'échelon municipal en instaurant l'élection au suffrage universel des délégués intercommunaux (les personnes qui siègent à la communauté de communes, d'agglo ou urbaine actuellement nommées par le conseil municipal).
Voilà qui pourrait faire avancer les choses et réduire à la portion congrue les pouvoirs des maires ruraux, véritables plaies purulentes de la démocratie locale. (c'est beau, on croirait du Maurras contre la IIIème république...)

Julien 04/03/2008 09:49

Oui Alexandre, c'est bien moi, comment fais-tu pour me démasquer? Tu me connais comme si tu m'avais fait.

J'adhère complètement aux propos de Nanou sur la culture et je suis pour la Tektonik (l'expression corporelle est l'expression de la culture de soi)